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Roy est mort, vive le King !

Sa famille a annoncé sa mort hier soir dans un message émouvant : un cancer du pancréas, visiblement diagnostiqué alors qu’il arrivait ici, a fini par avoir la peau d’Eric Roy, l’emblématique entraîneur du Stade, l’homme par qui l’impensable s’est réalisé.

Liverpool a eu Bill Shankly, nous on a eu Eric Roy.
L’Écossais, qui avait le sens de la formule, a un jour dit ceci :

Some people believe football is a matter of life and death, I am very disappointed with that attitude. I can assure you it is much, much more important than that.

Tellement vrai. Du moins pour ceux qui ont contracté le puissant virus de la passion pour un club de foot.

Ainsi, en cette fin de très belle journée de printemps, je me suis rendu au rassemblement en hommage à Roy organisé devant notre vieux stade Le Blé – peut-être le dernier dans l’élite du football français à faire battre le cœur d’une ville et non pas à animer sa périphérie de zone commerciale.
Nous étions des milliers, hommes et femmes de tous âges, à converger vers ce temple décrépit pour une communion qui devait permettre de surmonter la perte. J’avais revêtu le maillot européen floqué à la gloire du disparu, que m’ont offert mes filles.
Je relaie ici ce que l’aînée a posté hier soir sur un réseau que j’ai déserté, en guise de conclusion qui prouve l’impact qu’ont eu cet homme et son équipe sur nos vies ces dernières années :