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« dernier jospiniste »

J’ai regardé avant-hier l’adaptation par Alex Lutz du roman Connemara de Nicolas Mathieu, un film dont l’intérêt réside essentiellement dans les performances des acteurs, notamment celle de Jacques Gamblin, bouleversant en vieillard frappé par alzheimer.
Il y a seize ans, le même Gamblin incarnait dans Le nom des gens une sorte de clown triste, Arthur Martin (comme la marque de frigos), auto-proclamé « dernier jospiniste », dont l’austère routine est bouleversée par une pasionaria nymphomane (Sara Forestier) ; dans une scène d’anthologie Arthur reçoit la visite-surprise de son idole.

Il m’est arrivé de me qualifier – moi qui criais « Jospin t’es foutu la jeunesse est dans la rue ! » lors des manifestations lycéennes de 1990 contre les restrictions budgétaires (déjà) dans l’Éducation nationale – de « dernier jospiniste » lors de conversations politiques en famille ou entre amis.
Manière de dire que je ne me suis jamais réellement remis du 21 avril 2002 et du choc de sa non-qualification pour le deuxième tour de l’élection présidentielle au profit de Chirac face à Le Pen ; plus que de la présence de ce dernier dans le face-à-face final, je ne me suis jamais remis du sentiment d’injustice que j’ai ressenti pour cet homme qui aurait continué à améliorer la vie des gens comme il l’avait fait en tant que premier ministre (PACS, CMU, SRU, 35 heures, parité en politique, accord de Nouméa), en suivant la même méthode, raisonnable et réformiste – ayant abandonné ses convictions trotskistes de jeunesse.
Manière de dire le très grand respect que j’avais pour l’intégrité et la sincérité de cet homme, vertus si rares en politique.

Lionel Jospin est mort hier, jour d’un deuxième tour de municipales tendu dans certaines villes (dont Brest) – je m’étonnais justement de son silence dans le contexte.
Cette nouvelle me touche d’autant plus que ces élections ont donné une piètre image de la gauche, dominée par un tribun1 dont l’hybris risque de la mener à la défaite l’année prochaine et de favoriser l’accession de l’extrême droite au pouvoir.
L’annonce de la mort de Jospin intervient donc comme un symbole nostalgique.

Un mot sur Brest : la chute de Cuillandre est moins due à son alliance-reniement avec la candidate de la FI, qu’à un besoin de renouvellement ressenti par une majorité de Brestois. L’idole du nouveau maire, Stéphane Roudaut, c’est Chirac, ce qui peut certes inquiéter, mais je le vois comme un modéré dynamique qui ne devrait pas faire de mal à la ville et à ses habitants.

  1. edit du 31 mars : je découvre sur son blog un hommage à Jospin qui me réconcilie presque avec lui https://melenchon.fr/2026/03/26/salut-lionel/ ↩︎
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Chroniques de Portsall #1

Marguerite Lamour

Je suis encore un newbie dans la contrée, mais je savais que cette dame avait pris le relais d’Alphonse Arzel, dans cette veine politique très ancrée dans le Léon que l’on nommait naguère démocratie chrétienne.
Elle était visiblement appréciée ici, à en juger par les hommages qui ont suivi l’annonce de sa mort et le nombre de personnes qui se sont déplacées pour ses obsèques ce mardi 10 mars.

Le Télégramme m’a appris ceci à son sujet :

En 1972, à l’âge de 16 ans, alors qu’elle s’apprête à passer le bac avec un an d’avance, une grossesse non désirée va changer son destin. Avorter dans l’illégalité n’est pas une option pour l’adolescente élevée dans une famille catholique très religieuse. « Ma mère a dit : un enfant est né, on va l’élever », confiait Marguerite Lamour en 2007 au Télégramme, dans un dossier consacré aux mères ados.
Elle devient alors le mouton noir du village. « À ce moment-là, j’ai compris que dans ma vie, il n’y avait plus de place pour la normalité : soit je devenais un cas social, soit je sortais du rang avec une destinée originale ». Sa pugnacité vient de là. En 1975, celle qui a vécu sa vie entière « avec cette notion de faute à réparer » reprend ses études et obtient trois ans plus tard un CAP de sténodactylo.

De « mouton noir » à icône quasi-sainte du même village, voilà un parcours atypique qui force le respect, dans ce contexte de bondieuserie.

Iran & partie d’échecs

Toujours étonnant – même si l’effet waw a beaucoup perdu de sa vigueur depuis l’épisode covid – de constater comment l’actualité internationale peut « percuter » notre quotidien.
Passons rapidement sur l’augmentation des prix de l’essence, conséquence évidente de la « fureur épique » voulue par Netanyahou et Trump, et qui ne nous fait pas regretter d’avoir opté en fin d’année dernière pour une voiture électrique comme véhicule principal (d’où le choix de l’image mise en exergue pour cet article ; le confort à domicile – grâce à l’énergie nucléaire, certes). Mais l’actualité locale, c’est le renouvellement (ou pas) de nos édiles, et à Brest, je découvre cette image, toujours dans mon journal de référence :

Mitra Hejazipour, championne d’échecs charismatique, et Réza Salami, que j’ai eu l’occasion de côtoyer ces dernières années en sa qualité d’adjoint à la culture, ex-marchand de tapis rue de Siam, tous deux Iraniens en exil ; la première apporte son soutien au second dans sa tentative de détrôner le vieux Cuillandre qui règne sur la ville depuis un quart de siècle.
En l’occurrence je crains que la dispersion des voix de gauche (il y a quatre listes de ce bord politique, sans compter celles qui ne servent à rien) ne conduise à l’échec et ouvre la voie à la droite, incarnée par Stéphane Roudaut.

In my yard

En cette fin de journée printanière, je m’étonnai de la forme oblongue qui dépassait du mur de droite : cône de cheveux – et non pas de dentelles, comme dans le pays bigouden …
C’était la coiffe d’une jeune femme rasta ; elle était justement en train de faire acte de coiffure et de couper la tignasse de notre voisin, responsable d’une entreprise de retraitement d’algues à des fins alimentaires.
Je me suis dit qu’on était bien dans ce quartier.
Un peu plus tard, alors que je venais de boucler notre duo de poules dans leur box, j’ai entendu vibrer un bourdonnement caractéristique et désagréable dans les airs, avant de voir filer un drone vers le sud-est
et je me suis dit que j’allais me procurer une carabine.

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Rennes-Brest A/R

Samedi 7 décembre

Darragh souffle encore fort ce soir et pousse bruyamment contre les huis. Je n’ai pas sommeil, ayant fait la sieste cet après-midi après avoir arpenté les halls de Bruz une bonne partie de la nuit dernière. Circonstances qui m’amènent à raconter cette expérience en terrain connu qui m’est arrivée hier.

Nous (ma compagne et moi) étions à Rennes depuis la veille. Saisissant l’occasion d’une grève pour la défense de la fonction publique, nous avions décidé de faire d’une pierre une rolling stone : nous joindre au cortège des collègues rennais pour exprimer notre colère à l’encontre des déclarations du moustachu ministre en charge de notre secteur au sein de l’éphémère gouvernement Barnier, notre rejet aussi, devenu épidermique, du ravi de la crèche qui s’accroche comme un forcené à son poste de président, et en profiter pour renouer avec les Transmusicales.

Je passe sur le plaisir de ces retrouvailles et sur les multiples découvertes que nous avons faites, ce n’est pas l’objet de cette chronique.

Le fait est que hier, vendredi, j’ai pris le TER de Rennes pour aller faire cours dans mon lycée brestois. Nous étions logés du côté de Bréquigny, j’ai pris la voiture pour la garer près de la gare dans une ambiance de crachin très … brestoise. Départ 6h, arrivée 8h25. J’ai somnolé comme un appelé, en me recroquevillant entre deux sièges, la tête sur mon barda (mon sac de cours et mon manteau) contre l’accoudoir côté couloir, jusqu’à Morlaix, puis j’ai entrepris de reprendre forme présentable, en me remémorant les dix ans d’allers-retours entre ces deux cités (Morlaix/Brest) quand j’étais jeune enseignant, et en écoutant les bribes de conversation de gens qui font actuellement ce trajet.

À l’arrivée, il a fallu crapahuter : prendre l’escalier pour attraper Gambetta, puis la rue de la République vers laquelle convergeaient de jeunes parents menant leurs gamins vers les écoles, longer le cimetière de Saint-Martin pour remonter vers l’Octroi, bifurquer vers le Pilier rouge où s’installait le marché, prendre la ruelle – si familière depuis Casiers[s] – qui mène à Jaurès, ensuite le ribin de Kerfautras, la descente de la rue Lesven en passant devant le collège où j’ai travaillé 12 ans … bref, je suis arrivé tout juste à l’heure pour mon premier cours à 9h.

Mais quel plaisir de marcher à nouveau dans ma ville de cette manière ! Le temps s’était éclairci, il faisait frais. La claque océane, l’amplitude de la rade, la lumière au lever du jour… C’était beau et vivifiant, et les quartiers traversés s’éveillaient sereinement.

Quand je suis sorti du lycée à 15h pour faire le chemin inverse, le crachin était revenu et je suis entré trempé dans le TGV. Arrivé à Rennes, je suis descendu directement au Liberté rejoindre ma compagne pour assister aux concerts de début de soirée, puis nous sommes remontés vers la gare pour récupérer la voiture. De grandes boules à facettes projetaient des taches lumineuses aux abords de la gare dont la refonte a été si longue. Du haut de sa butte artificielle bordée de tubulaires décoratifs, en contemplant cette place qui, bien que remodelée, demeure si typiquement provinciale, et dépourvue de perspective, puisque la vue de l’avenue Janvier était masquée par un grande sapin de Noël, quand on vient de Brest, on ne peut que se sentit à l’étroit.

Eh oui, c’était encore là que je voulais en venir : un panégyrique de la cité du bout de notre bout de terre ; sauf que l’aller-retour ferroviaire d’hier était aussi un voyage dans le temps, à la faveur duquel je me suis rendu compte qu’il était plus difficile de la défendre quand j’étais plus jeune – du fait justement de ma jeunesse, peut-être, mais surtout parce que Brest a changé d’allure ; le complexe d’infériorité a disparu, et il me faut désormais faire attention à ne pas toiser les gens de la « capitale ».

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Dans l’œil du corbeau

Le 11 septembre 2020, un pigiste de Ouest-France nous prenait en photo, moi et ma compagne da viken, pour le lancement du festival de BD de Brest – cette photo, prise sans masque sur la passerelle du jardin des explorateurs.

On était assez contents du truc, un des très rares événements culturels à se maintenir dans le pays, au prix d’efforts, de tensions, d’angoisses continus, depuis le « nous sommes en guerre » de l’autre con, jusqu’à cette bouffée d’oxygène hyper réglementée.

Deux mois plus tard, l’homme qui a pris cette photo est mort sans crier gare, le 11 novembre.
Il s’appelait Rémy Talec. Je ne le connaissais pas intimement, mais sa personne m’était familière, sa silhouette d’abord, de grand échalas figé dans les années punk/cold que tout le monde avait dans l’œil à Brest ; son tempérament ensuite, mélange de timidité, d’espièglerie et de … partialité, parce qu’il avait quand même ses chapelles musicales, comme tout grand fan de musique.

Le choc a été plus que brutal, d’autant qu’il s’ajoutait à un autre traumatisme (Samuel Paty).
Dans les jours qui ont suivi sa mort, passée la sidération, je me suis dit, ou plutôt j’ai dû me résigner à penser : ma jeunesse est finie, à partir de maintenant je vais glisser, sur une pente de plus en plus raide, vers l’extinction.
Rémy : tu incarnes ça pour moi ; je t’ai pleuré, mais en fait j’ai pleuré sur mon sort.
Je te salue, camarade, dans la mort.

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Passage de flamme

Cette photo des archives de Brest diffusée récemment sur Facebook me touche, pour plusieurs raisons.
Elle est datée de septembre 1991, le 18 exactement, c’est-à-dire à quelques jours ou semaines près le moment où j’ai fait mon entrée en tant qu’étudiant dans la grande cité de béton. À cette époque je ne connaissais pas ce côté de la ville : j’habitais rue Brossolette, sur l’autre rive de la Penfeld, à « Brest même ».
Mais moins de deux ans plus tard, en mai 93, le lendemain de mes 20 ans, j’ai assisté au sacre européen de l’OM dans un logement qui se trouvait juste au-dessus du garage Peugeot-Talbot que l’on voit au fond, dans le virage. J’en ai un souvenir factuel, très vague, parce qu’il n’y avait aucun affect concernant l’événement, surtout pas du côté de mes hôtes, deux cousins de Douarn qui se foutaient du foot – l’un des deux a piqué une tête fatale dans le port de co’ peu de temps après.

Ce carrefour, j’ai appris à le connaître bien plus tard, à partir de 2006, quand on a aménagé à Mesdoun. En remontant à droite au feu sur la photo on est à Kerangoff où certains de mes enfants ont fait leur primaire à Diwan. À gauche, j’ai mis du temps à découvrir que le cimetière de Recouvrance offrait une des plus belles vues sur Brest. En face le Caboulot a encore une enseigne de bière, mais n’a pas l’air plus en activité qu’aujourd’hui – ce troquet qui, selon une légende urbaine, a accueilli un ange noir, Vince Taylor. Plus bas, en redescendant la côte du grand Turc, après le garage dont je parlais et qui s’est spécialisé ensuite dans la vente discount de pneu comme semble l’annoncer la pub en haut à droite, il y avait le dancing des anciens, le « Petit Jardin » d’après-guerre, où venait danser paraît-il la grand-mère polonaise de ma femme. Ce qui me fait penser à ça, c’est la tignasse de la vieille dame à droite du feu rouge au premier plan qui ressemble un peu à celle de l’ancêtre de ma belle-famille.

A propos de feu, que dire de ce couple d’ados qui se bécotent sous le panneau Recouvrance, ou de l’autre pub garantissant de la douceur à propos d’un fromage, visuel chaud dans un contexte … disons neutre pour ne pas dire hostile … ?
Mais la vérité : cette photo me touche parce que demain, enfin tout à l’heure, je vais prendre la route pour installer mon dernier enfant là où il va poursuivre ses études, loin de ses darons, et de Brest.

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Stade brestois coupe d’Europe !

L’Europe !
Putain : l’Europe !!!
Et sur un tel score, à Rennes …
L’Europe, le Graal, la verte prairie des culs bénis
et peut-être la portion la plus indécente de la sus-dite, celle où l’herbe est plus grasse, le pré carré des nantis, l’espace VIP où un club comme le nôtre n’a pas sa place, mais peut encore s’inviter de la seule manière possible, la sportive, tant qu’ils ne la transforment pas en ligue fermée

Après 40 ans de supportérisme forcené (mais pas toujours revendiqué ni assumé), des décennies marquées le plus souvent par la lose, pas toujours beautiful, loin s’en faut, c’est un aboutissement d’autant plus WAW qu’il est inattendu à un tel degré.

Comment expliquer qu’un tel lien se crée entre un individu et un club de foot ?
Il est question à la fois de transmission et de frustration, d’humiliation et de fierté, d’une forme de résistance …
mais le fait est que, depuis mon père, dont la prometteuse carrière briochine s’est terminée dans un talus à mobylette – son cousin (Michel Le Milinaire), instit’ « rouge » devenu l’équivalent de Guy Roux en Mayenne – le si discret Loulou Floch qui tenait le tabac-presse-librairie de mon village et jouait en toute simplicité pour les Paotred Rosko après avoir été ailier des équipes de Monaco, de Paris et de l’équipe de France – les voyages début 80 de Roscoff à Brest où l’on se garait du côté du Rally pour voir les matchs du Stade dans la grande ville de béton,
il s’est créé un lien indéfectible entre moi, joueur timide essentiellement reconverti en fan, et ce club qui atteint ce soir une forme de consécration.

Qui m’a arraché des larmes, comme la première et la deuxième victoire de l’équipe de France en coupe du monde

Parmi les innombrables conjonctions favorables à cet exploit, celle-ci est majeure : en décembre Rennes fait une offre pour acheter les services de Lees-Melou, le genre d’offre gagnant-gagnant qui ne se refuse pas, surtout quand on a peu d’ambition ; et là il se passe quelque chose d’inédit à Brest : le président Le Saint met son veto et le dit dans le vestiaire (selon le joueur, interview entendue le 24 février sur C+) ; deuxième temps exceptionnel lié au profil atypique de notre meilleur joueur : légitimement déçu, il ne déjoue pas, au contraire il continue à monter en puissance !
Et il y en a eu sur le terrain, des gestes d’exception : Doumbia force 4 face aux merlus en cadeau de Noël, la Madjer de Pereira-Lage face au PSG, le but de PLM contre l’OM, celui de Del Castillo jeune papa qui dénoue le derby retour contre les merlus, jusqu’à cette tête plongeante de Brassier qui nous offre la qualif’ !
Et que dire des innombrables interventions décisives de notre flying dutchman, Marco Bizot, super mec, et de la grinta non moins décisive de Martin Satriano, que l’on devrait acheter à l’Inter de Milan

C’est le moment de l’avouer : je suis allé à Guingamp la voir, cette déesse Europe, il y a bien longtemps, en 96, incarnée par l’Inter de Youri « the snake » Djorkaeff, et j’ai supporté les intrus en rouge et noir, évidemment – qui ont subi le froid et légendaire réalisme italien encore en vigueur à l’époque

Et alors me direz-vous ?
Ben rien, ALLEZ BREST !

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Charlie aura de la compagnie

texte publié le 10 janvier 2015 sur le site de Brest en Bulle pour annoncer la création de la revue Casier[s]

Une revue va naître à Brest. Une revue faite par des auteurs de BD pour parler de leur ville.

Ce projet a été initié bien avant le funeste 7 janvier 2015 et l’annonce officielle de son lancement était prévue ces jours-ci : la 2e réunion, programmée de longue date, a eu lieu hier soir et en constitue le véritable acte fondateur.
Le collectif que nous avons réuni à l’initiative de Gwendal Lemercier, Gildas Java, Briac Queillé et Josselin Paris entend renouer dans notre cité avec le plaisir de la création commune qui a animé naguère Les Violons Dingues, puis le projet d’exposition et d’album nommé Brest en bulles en 2009.

Bien sûr cette annonce prend une résonance particulière dans les moments difficiles auxquels nous sommes confrontés.
Il nous a semblé que cela avait un sens de publier un faire-part de naissance de ce genre à l’heure où des fous furieux prétendent supprimer dans notre pays l’usage du libre arbitre, la création pacifique et la célébration de la vie qui se fout de tous les dogmes.
Certes, cette revue n’aura pas comme visée principale la satire politique, mais ses créateurs partagent un goût prononcé pour ces libertés fondamentales pratiquées avec talent et courage par la bande de Charlie Hebdo à qui ils rendront hommage lors du prochain festival de Loperhet.
Vous serez tenus régulièrement au courant de l’avancement de cette aventure collective qui commence.

En attendant, nous vous donnons rendez-vous demain dans la rue, crayons à la main, pour saluer l’avant-garde joyeusement iconoclaste décimée mercredi. Je gage qu’il ne sera pas difficile de trouver Charlie dans cette foule que l’on espère la plus massive possible.